L’idée de l’assiette unique est de concevoir un seul plat par repas. Donc on enlève l’entrée et le dessert.

Lorsque l’on ingère de la nourriture en excès, cela fatigue l’organisme. Et on a tendance, au quotidien, à manger beaucoup, beaucoup plus que nécessaire !

Lorsque la sensation de faim se fait sentir à l’heure des repas, c’est que l’estomac est complètement vide. C’est bon. Alors on peut manger et sortir de table sans que l’estomac soit complètement rempli, lourd.

 

La composition de l’assiette unique

Le repas peut se présenter dans une assiette unique (ou dans de petits bols), dans laquelle les cinq saveurs peuvent venir s’exprimer.

 

Le midi cette assiette unique sera composée :
– pour une moitié de légumes ; on peut avoir des légumes peu cuits et éventuellement quelques légumes crus en petite quantité pour ne pas ralentir la digestion ;
– pour une autre moitié de céréales ou de tubercules
– de temps en temps (pas plus d’une fois par semaine), on pourra avoir une assiette composée à moitié de céréales et de légumineuses pour l’autre moitié (par exemple du riz demi-complet et des lentilles).

 

Le soir l’assiette unique sera composée :
– pour deux tiers de légumes légèrement cuits
– pour un tiers d’une protéine végétale voire animale (viande blanche, petit poisson).

 

Remarque

Dans cette approche on n’est pas sur une diète kéto (cétogène), basée sur la réduction des glucides (à moins de 30%) et leur remplacement par des lipides et des protéines. Pour tendre vers ce mode d’alimentation, il conviendrait de :

  • Réduire les céréales à ¼
  • Éviter les légumes glucidiques ou ne pas manger de céréales quand on les prend
  • Consommer quotidiennement du bon gras avec des avocats, des olives, de l’huile d’olive, voire de coco, des oléagineux.

 

 

Il est bon de consommer des légumes à chaque repas. Les légumes favorisent la digestion du bol alimentaire, augmentent le péristaltisme intestinal, nettoient le corps.

 

Les protéines quant à elles sont de nature Yang. Leur excès (on parle des protéines animales) peut être dévastateur pour l’énergie des reins, de la rate-pancréas et du foie. En excès, elles vont créer beaucoup de déchets alimentaires que le corps devra ensuite éliminer.

 

Pour mémoire, une céréale ou un tubercule ne peut se transformer en sucre lent que dans la bouche sous l’action de la mastication et de la salivation et à condition que cette céréale ou tubercule soit prise nature sans être mélangée à rien d’autre.

 

Quant aux fruits, ils ne sont pas digérés par l’estomac mais par l’intestin grêle. Les manger en fin de repas ralentit donc la digestion du bol alimentaire. Aussi, on consommera les fruits lorsque l’estomac est vide, soit avant un repas, soit en dehors des repas (par exemple au petit déjeuner ou à 16h00 exceptionnellement).

 

Non, il n’est pas du tout nécessaire de terminer un repas quotidien par une touche sucrée !

Lorsque le corps a été nourri par des aliments vivants – des protéines des légumes quelques céréales parfois – mâchés en conscience, ajouter du sucre n’a pas de sens.

Le sucre ne vient pas nourrir le corps physique. Il vient nourrir d’autres parts de nous-mêmes, les parts émotionnelles, celles qui n’ont pas été gérées jusqu’à présent. A nous de les voir.

La méditation, la respiration vont permettre de les gérer en conscience mais pas le sucre qui est comme une solution de facilité immédiate.

Si vraiment un besoin impérieux se fait sentir de « terminer » le repas avec quelque chose, vous pouvez, le midi uniquement, prendre quelques gorgées – pas une tasse complète – d’un bon café. Sa saveur amère contribuera à la digestion. Et si vraiment vous êtes accroc au chocolat ce sera aussi l’occasion de prendre 1/2 carreau (lui aussi de saveur amère – ne prendre que du noir à plus de 75-80%) avec le café.
Mais dans ce cas, observez s’il ne s’installe pas une compulsion qui vous ferait attendre le repas de midi pour pouvoir boire ce petit café ou café chocolat noir !